Le centre laser Maelis utilise le Candela GentleMax Pro, une plateforme bi-longueur d’onde qui réunit un laser Alexandrite (755 nm) et un laser Nd:YAG (1064 nm) dans un seul appareil. Ce choix technique détermine à la fois le spectre de phototypes traitables et le niveau de sécurité des séances d’épilation laser proposées dans ses centres parisiens.
Candela GentleMax Pro : une plateforme à deux longueurs d’onde
Contrairement aux centres qui utilisent un laser diode ou un appareil à lumière pulsée (IPL), Maelis a opté pour un équipement médical qui combine deux sources laser distinctes dans un même boîtier. Le GentleMax Pro du fabricant américain Candela émet deux longueurs d’onde différentes, sélectionnées par le praticien avant chaque tir.
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Le laser Alexandrite à 755 nm cible la mélanine avec une absorption très élevée. Il est particulièrement adapté aux peaux claires à intermédiaires, où le contraste entre la couleur du poil et celle de la peau facilite la destruction du follicule pileux.
Le laser Nd:YAG à 1064 nm pénètre plus profondément dans le derme et réagit moins avec la mélanine épidermique. Il traite les phototypes mates à foncés avec un risque de brûlure réduit par rapport à l’Alexandrite.
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Photothermolyse sélective : le mécanisme d’action du laser épilation
Le principe physique qui rend l’épilation laser efficace porte un nom précis : la photothermolyse sélective. Le faisceau lumineux est absorbé par le pigment foncé du poil (la mélanine), qui convertit cette énergie en chaleur. Cette chaleur remonte le long de la tige pilaire jusqu’au bulbe et le détruit de façon irréversible.
La sélectivité du processus repose sur le réglage de la longueur d’onde, de la durée d’impulsion et de la fluence (énergie par centimètre carré). Un poil dont le bulbe a été détruit ne repousse pas. La peau environnante, qui ne contient pas la même concentration de mélanine que le poil, absorbe peu d’énergie et reste préservée.
Pourquoi plusieurs séances sont nécessaires
Tous les poils d’une zone ne sont pas en phase de croissance active (phase anagène) au même moment. Le laser ne détruit que les follicules en activité, car seuls ces poils contiennent assez de mélanine pour absorber l’énergie lumineuse. Les poils au repos (phases catagène et télogène) échappent au traitement.
Un protocole d’épilation laser prévoit donc plusieurs séances espacées de quelques semaines. L’espacement permet de cibler progressivement les follicules qui entrent en phase anagène entre deux rendez-vous. Le nombre de séances varie selon la zone traitée, la densité des poils et le phototype.
Alexandrite ou Nd:YAG : critères de sélection selon la peau et la zone
Le praticien ne choisit pas la longueur d’onde au hasard. Lors de la consultation initiale, le phototype du patient (classé selon l’échelle de Fitzpatrick) détermine quelle source laser sera utilisée.
- Les phototypes I à III (peaux très claires à moyennes) sont traités avec l’Alexandrite 755 nm, qui offre une absorption maximale de la mélanine et une efficacité rapide sur les poils foncés.
- Les phototypes IV à VI (peaux mates à foncées) sont orientés vers le Nd:YAG 1064 nm, dont la longueur d’onde plus profonde limite les risques d’hyperpigmentation ou de brûlure sur les peaux riches en mélanine.
- Certaines zones du visage ou du maillot intégral, où la peau est fine et sensible, peuvent nécessiter un ajustement de la fluence et de la durée d’impulsion, même si le phototype seul ne l’impose pas.
Cette capacité à basculer d’une longueur d’onde à l’autre au sein du même appareil explique pourquoi le GentleMax Pro est un choix récurrent dans les centres spécialisés en épilation laser. Un seul équipement couvre l’ensemble des phototypes sans compromis sur la sécurité.

Décret de mai 2024 : qui peut utiliser ce type de laser chez Maelis
Jusqu’à récemment, seuls les médecins étaient autorisés à pratiquer l’épilation au laser en France. Le décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 a modifié cette situation en ouvrant l’acte aux infirmiers diplômés d’État et aux professionnels qualifiés en esthétique, sous condition d’une formation spécifique obligatoire.
Un arrêté du 19 février 2025 a ensuite précisé le contenu et la durée de cette formation socle. Pour un centre laser comme Maelis, cela signifie que les praticiens qui réalisent les séances d’épilation doivent justifier de cette certification, que l’acte soit réalisé par un médecin ou par un opérateur formé.
Ce que cela change pour le patient
Le cadre réglementaire ne modifie pas le matériel utilisé ni le protocole de traitement. Le GentleMax Pro reste un laser de classe IV, soumis aux mêmes exigences de maintenance et de paramétrage. La différence porte sur les profils de praticiens habilités à l’utiliser, ce qui peut faciliter l’accès aux rendez-vous dans les centres à forte demande.
Laser médical contre lumière pulsée IPL : deux technologies distinctes
Maelis propose exclusivement du laser médical, pas de la lumière pulsée (IPL). La distinction est technique et non marketing.
- Le laser émet une seule longueur d’onde, collimatée et cohérente. Toute l’énergie se concentre sur la cible (la mélanine du poil). Le résultat par séance est plus marqué.
- L’IPL émet un spectre large de lumière (plusieurs longueurs d’onde simultanées). L’énergie se disperse davantage, ce qui réduit la précision du ciblage et nécessite souvent plus de séances pour atteindre un résultat comparable.
- Les appareils IPL sont accessibles en institut d’esthétique classique, tandis que les lasers Alexandrite et Nd:YAG relèvent de l’usage médical et sont encadrés par la réglementation des dispositifs de classe IV.
Le choix du GentleMax Pro par Maelis s’inscrit dans cette logique : privilégier la longueur d’onde la plus adaptée au phototype du patient plutôt qu’un spectre généraliste. Chaque tir est calibré pour un type de peau précis, ce qui réduit le nombre de séances nécessaires et limite les effets indésirables sur les zones sensibles comme le maillot ou le visage.
Le critère le plus fiable pour évaluer un centre laser reste le matériel utilisé et la formation des praticiens. Les avis patients complètent le tableau, mais la technologie employée conditionne directement la sécurité et l’efficacité du protocole d’épilation.

